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Daniel Rabreau - Du palais Mancini aux chantiers d’architecture et d’embellissement

L’application des modèles au progrès des arts. 1750-1774


Avec ses rivalités, ses solidarités aussi très fortes et l’émulation permanente, entre pensionnaires français mais aussi avec les artistes étrangers, le vivier d’architectes du palais Mancini aurait-il fonctionné déjà comme une de ces grandes écoles d’application telles que la Première République en créera peu avant 1800 ? Les architectes, contrairement aux peintres et aux sculpteurs, ne jouissaient pas du privilège de l’École des Élèves protégés et le séjour à Rome leur était sans doute plus profitable – sous réserve d’apprendre vite à diriger un chantier à leur retour. La concurrence avec les ingénieurs, civils ou militaires, déjà formés depuis le milieu du siècle dans de grandes écoles créées par Louis XV, se méritait à l’aune d’un imaginaire à l’antique, civiquement partagé.
Quels arguments peut-on trouver dans la connaissance de la formation et des débuts de carrière des jeunes architectes pensionnaires au palais Mancini pour affirmer qu’une politique très volontaire de régénération de l’architecture a été programmée par l’administration royale chargée d’engager et de superviser les embellissements et les chantiers publics ?
L’ampleur des travaux d’architecture et d’urbanisme engagés en France dans les années 1750-1770, justifie qu’on s’interroge sur les objectifs et les modalités du séjour romain des futurs « architectes du roi ».
L’article de Daniel Rabreau, issu d’une communication qui a été prononcée au colloque de l’Académie de France à Rome, Palazzo Mancini. L’Accademia di Francia a Roma nel Settecento (Villa Médicis, 4-6 mars 2010), propose une méthode d’approche chronologique et thématique des protections, des réseaux d’influence, des concours, de la production de dessins et de gravures, des publications théoriques comme des voyages, et des exercices archéologiques, à partir d’une relecture de la Correspondance des directeurs de l’Académie de France à Rome.

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