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Table ronde de la Revue de l’art

Mercredi 1er décembre 2010 - INHA , Salle Vasari, 18 heures


Daniel Rabreau nous informe de la prochaine table ronde organisée par la Revue de l’art et les Editions Ophrys à l’occasion de la sortie du numéro spécial N°170 : Architecture antique à l’époque moderne Mercredi 1er décembre 2010 à 18 heures Salle Vasari Institut national d’histoire de l’art 2, rue Vivienne 75002 Paris

« Dès le seizième siècle, la maladie de l’architecture est visible ; elle n’exprime déjà plus essentiellement la société ; elle se fait misérablement art classique ; de gauloise, d’européenne, d’indigène, elle devient grecque et romaine, de vraie et de moderne, pseudo-antique ».
En bon romantique, Victor Hugo n’aimait pas les « classiques » et, à travers eux, l’imitation de l’antique, telle que la pratiquent les architectes depuis l’invention de l’imprimerie, cause de tous les maux. Plusieurs révolutions ont donné raison à l’auteur de Notre-Dame de Paris : au nom et en l’honneur de la « création », ni Vitruve ni Vignole ne sont aujourd’hui au programme des écoles d’architecture, sinon relégués dans le cadre secondaire, pour ne pas dire facultatif, de l’histoire de la discipline, c’est à dire d’une mémoire que notre temps n’a plus le temps ni le désir de méditer et de digérer. Pour le meilleur ? Marc Fumaroli rappelait récemment les vertus fondamentales d’un art de voir et de vivre les choses fondé sur la mémoire de notre culture, bien mal en point dans l’universel Barnum de l’art et de la civilisation contemporaines : « Inséparable de la poétique, cet art d’imiter tout en inventant, de trouver en retrouvant, d’être soi-même tout en s’inscrivant dans une tradition, d’être nouveau tout en restant ancien, a longtemps été la souche-mère commune de la fécondité et de l’extraordinaire variété des formes selon les lieux et les temps, les nations et les langues de l’Europe » [extrait de l’éditorial]

Architecture antique à l’époque moderne

« Editorial », Y. Pauwells, F. Lemerle, D. Rabreau

Yves Pauwels, « Mesures et fragments : perception et utilisation de l’architecture antique en France à la Renaissance ».

Frédérique Lemerle, « D’un Parallèle à l’autre. L’architecture antique : une affaire d’État ».

Pierre Gros, « De Palladio à Desgodets : le changement du regard des architectes sur les monuments antiques de Rome ».

Carmelo Occhipinti, « Le temple de la Sybille à Tivoli, du XVIe au XVIIIe siècle ».

Daniel Rabreau, « Du « goût à la grecque » sous Louis XV, à la perception d’une symbolique gallo-grecque »

Dominique Massounie, « Les thermes, synthèse de la ville antique, ancienne et moderne ».

Edoardo Piccoli, « L’Antique pour un moderne » [à propos de J.-F. Blondel].

Sophie Descat, « La ville antique et l’embellissement urbain au XVIIIe siècle : visions prospectives »