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Mona Bismarck Foundation - Paris Cultural Center

Boutons. Phénomène artistique, historique et culturel

Exposition : Mona Bismarck Foundation, Paris 4 juin - 14 août 2010


Présentation :

Au cours du XVIIIe siècle l’importance du bouton ne va cesser de croitre pour atteindre son apogée durant le règne de Louis XVI (1774-1793). Ce sont des petits cadres ronds faits d’un cercle de métal enserrant un verre protecteur sous lequel on a glissé une petite gravure noire ou en couleurs et parfois rehaussée à la gouache ou à l’aquarelle.
Dès leur apparition ces boutons font « fureur ». Les jeunes gens pour qui la parure excentrique est un signe d’élégance font un énorme succès à cette invention. Et cette nouvelle mode ne va pas être éphémère : en 1786, Le Cabinet des Modes de Duhamel écrit : « On fabrique une quantité prodigieuse de larges boutons pour hommes et femmes, peints de petits personnages, paysages, nymphes, amours et volatiles, mis sous verre. »
De la gravure multiple on est passé à l’œuvre originale unique. Et dans Le Magasin des Modes en avril 1788, on peut lire :
« Au cours de ces deux dernières années, les boutons ont suivi un grand nombre de modes. Pour ne parler que des boutons peints, chaque sorte de sujet a été présentée. D’abord des scènes mythologiques, puis des camées, suivis par des portraits et des paysages et la mode actuelle est à l’architecture. Les boutons sont décorés avec les bâtiments les plus célèbres de France et en particulier les monuments de Paris. Un ensemble décoré par un jeune homme de talent les montre avec de nombreux détails. Il a passé une année à peindre ces boutons et en a fait une grande quantité. L’artiste en a offert un jeu à la Reine pour son propre usage et les autres ont été mis en vente. »
Le boutonnier n’intervient plus que pour la monture proprement dite. Son rôle se borne à l’agencement des cercles des verres et des boucles à coudre. C’est ainsi qu’au moment de la révolution un millier d’ouvriers travaillent à Paris dans l’industrie du bouton. Suivant le propriétaire de l’habit, plus ou moins fortuné, on trouve des boutons avec des gravures mais aussi des gouaches d’artistes et même des miniatures d’artistes renommés. Les jeunes gens et aussi les moins jeunes portent ainsi sur leur habits des garnitures de boutons véritables expositions portatives de peintures fort amusantes et très regardées dans les jardins du Palais-Royal, les Tuileries, les salons et tous les lieux à la mode.

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Coordonnées :
34, avenue de New York
75116 Paris